Nouvelle boulangerie artisanale à Coulommiers : le pari de Khaled Zallouzi
Dix heures du mat' à Coulommiers, quartier de Vaux, et déjà une petite file se dessine devant une boutique qui fleure bon la farine fraîche. Comme le rapporte Actu.fr, « Les Délices de Coulommiers »

Le concept: trois-en-un, du pétrin à la dernière bouchée
Le bonhomme ne fait pas semblant. Il est lui-même aux fourneaux avec deux collègues — « tout est fait maison », dixit le proprio. L'offre couvre tous les coups de feu de la journée. Le matin, le rayon boulangerie classique: baguette, tradition, complet, épeautre, levain, et la viennoiserie de rigueur (croissant, pain au raisin, pain au chocolat). Le midi, place au snacking — sandwichs poulet, saumon, jambon, et fougasses. C'est là que la boulangerie flirte franchement avec la street food: on dépasse la formule « jambon-beurre » de papa pour entrer dans une vraie logique de restauration rapide qualitative, pensée pour les actifs du coin et les gamins en vacances qui traînent dans le quartier.
Côté pâtisserie, le répertoire français tient la baraque: éclair au chocolat, Paris-Brest, fraisier, tartes aux fruits. Mais la vitrine joue les trouble-fête avec des trompe-l'œil fraise, pistache, pêche — le genre de pièce qui fait cliquer sur Instagram avant même la première bouchée. Les prix s'étalent de 3 € à 5,90 €, ce qui reste dans les clous d'une boulangerie artisanale de proximité.
Le pedigree et le terrain
Passer par Kayser puis Moisan avant de poser son propre décor, ce n'est pas rien. Ça veut dire mise en place cadrée, respect des temps de pousse, gestuelle du tour de main. Zallouzi a trimé dans des maisons où la tolérance à l'à-peu-près est faible, et il reconnaît lui-même qu'un ami lui a signalé l'emplacement libre à Vaux — un quartier qui sort progressivement de son sommeil commercial, après la pharmacie et la supérette, et avant l'arrivée annoncée d'un restaurant et d'un salon de coiffure.
L'installation est encore fraîche, donc le verdict reste suspendu. Mais la première impression joue en sa faveur: stationnement fluide, file naissante mais pas agressive, patron souriant qui met la main à la pâte. Pour une ouverture en plein juillet, avec les vacances scolaires comme rampe de lancement, le démarrage est plutôt propre. Reste à voir si le snacking tiendra la cadence sur la durée, et si les trompe-l'œil ne resteront pas qu'un argument vitrine. Premier passage recommandé sans tarder — tant que le quartier n'a pas encore trouvé ses habitudes.