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Chopstix accélère son déploiement avec dix nouvelles ouvertures en France

Selon Franchise Magazine et BFM, Chopstix affiche ses ambitions: dix nouveaux restaurants en France d'ici fin 2026, et un cap de cinquante implantations d'ici 2029.

Chopstix accélère son déploiement avec dix nouvelles ouvertures en France

L'enseigne britannique de street food panasiatique, déjà installée avec trois adresses dans l'Hexagone, entend accélérer sur un marché qu'elle qualifie elle-même de « mature et exigeant ». Trois comptoirs pour dix ouvertures annoncées en quelques mois — la promesse a du cran, mais la sauce reste à prouver.

La carte mise à nu

Sur le papier, le concept tient debout: box à partir de 8,49 €, menus sous la barre des dix euros, base riz ou nouilles au choix, et une dizaine de recettes de poulet frit enrobées de sauces d'inspiration asiatique. Le positionnement tarifaire joue clairement la carte du quotidien — moins de dix euros pour un repas complet, c'est le seuil que le snacking hexagonal défend bec et ongles. Le format, lui, est modulable: du kiosque de gare au restaurant de 300 m², Chopstix promet de s'adapter au terrain. Une promesse marketing qui fleure bon la flexibilité à tous les étages — encore faut-il que la cuisine suive en cuisine, pas seulement en com'.

Maya Hamadi, l'atout franchise

À la manœuvre côté France, Maya Hamadi aligne près de vingt-cinq ans dans la restauration rapide asiatique. « L'objectif est d'avoir des lieux qui reflètent pleinement l'ADN de notre marque », glisse-t-elle à BFM. La directrice France joue la carte des franchisés de confiance et voit l'Hexagone comme un « tremplin pour s'étendre à d'autres pays européens ». Profil solide, discours bien huilé. Mais dix ouvertures en un an, sur un marché où la concurrence du poulet frit et des bowls asiatiques fait rage, ça reste un coup de poker. La question qui griffe: combien de candidats prêts à aligner les euros pour un acteur britannique encore discret dans le paysage français?

Ce qu'on garde en poche

Avant de crier au bon plan, deux-trois choses à vérifier sur le terrain. D'abord, la qualité de l'huile et la cuisson du poulet — c'est souvent là que les chaînes de poulet frit perdent leur jus, et Chopstix mise gros sur ce créneau. Ensuite, la cohérence des ouvertures: trois restaurants existants, dix visés, le ratio va exploser et la mise en place devra tenir la cadence. Enfin, l'expérience client dans les petits formats (kiosques) face aux grands espaces: la promesse d'un lieu « immersif, moderne et très coloré » doit se vérifier au comptoir, pas uniquement sur les moodboards des bureaux londoniens. Pour l'instant, la marque reste à goûter sur le terrain avant de la hisser au rang d'acteur majeur du snacking hexagonal. On ira, on commandera, on mâchera — et on vous dira ce qu'il en est vraiment.