Actualité

Starsmash et Pepe Chicken : les dark kitchens des youtubeurs s'implantent à Cholet

À Cholet, mardi 21 juillet 2026, on va encore bouffer de la hype. Comme le rapporte Ouest-France, les marques Starsmash et Pepe Chicken — celles des youtubeurs Amixem et FastGoodCuisine…

Starsmash et Pepe Chicken : les dark kitchens des youtubeurs s'implantent à Cholet

À Cholet, mardi 21 juillet 2026, on va encore bouffer de la hype. Comme le rapporte Ouest-France, les marques Starsmash et Pepe Chicken — celles des youtubeurs Amixem et FastGoodCuisine — s'installent boulevard Gustave-Richard, sur l'emplacement de l'ancien Pitaya fermé fin 2025. Le tout géré par Taster, la boîte qui orchestre les restos de créateurs de contenus, en livraison et à emporter uniquement. Pas de salle, pas de chaise, pas de sourire en face.

Taster, le fantôme derrière la caisse

Première chose qui me chatouille quand je lis l'angle: Taster opère uniquement en livraison et à emporter. Concrètement, sur place, personne à qui poser une question, personne à qui râler si la sauce est tiède, personne pour rattraper le coup de feu. C'est une dark kitchen habillée en devanture, un décor pour la photo Insta et un écran ouvert sur les apps de livraison. Cholet sert de point de chute à un modèle qui mise tout sur la commande en ligne — donc sur la promesse marketing, pas sur la gueule du plat une fois servi.

Starsmash, c'est le smash burger d'Amixem, le créateur qui revend la marque « burger de ouf » à une base d'ados qui n'ont jamais mis les pieds chez un boucher. Pepe Chicken, c'est le poulet frit signé FastGoodCuisine, pile dans la vague du chicken crispy qui a bouffé la moitié des cartes de France depuis 2023. Deux produits simples, des process standardisés, des cuissons calibrées pour tenir en boîte isotherme. Jus tiède garanti si le livreur traîne.

Cholet, escale dans la tournée des dark kitchens

Le local, c'est boulevard Gustave-Richard. Pas une artère star, pas une rue passante: un créneau commercial lambda, suffisant pour une enseigne qui ne compte pas sur le flux piéton mais sur les commandes qui tombent sur les plateformes et les likes en story. C'est précisément ce qu'il faut comprendre du modèle Taster: la devanture est une pub verticale, le vrai restaurant est l'application.

D'où ma question de passage — pourquoi Cholet, et pas Nantes, Angers ou une autre ville de l'Ouest? Parce que ce maillage fonctionne quand on cible les villes moyennes oubliées des chaînes classiques. Cholet coche les cases: pas trop de concurrence directe sur le smash ou le crispy, une jeunesse biberonnée à YouTube, un loyer modéré. Malin, pas glorieux. Taster joue la carte du désert alimentaire comblé par un produit calibré.

Ce que je guette au premier service

Mardi 21, premier coup de feu. Trois trucs que je regarderais si je descendais dans le Maine-et-Loire: la mâche du smash (signe numéro un d'un steak smashé minute contre un steak formaté à l'avance), la croustillance du poulet après cinq minutes passées dans le sac (pain, sauce, tenue, tout se joue à ce moment-là), et l'umami résiduel une fois l'emballage vide. Parce que la hype YouTube, elle dure ce que dure le jus dans la boîte.

Mon avis, avant d'y poser un pied: sceptique. Pas sur la bouffe en soi — sur la promesse. Quand une marque te vend « le burger qui buzze » et qu'au final t'as juste un smash honnête livré tiède dans un sac en papier glacé, on a le droit de le dire cash. Je me déplacerai pour vérifier, pas pour valider. Le terrain tranchera.