Réussir son burger : les clés pour transformer un classique en expérience rentable
C'est le chiffre qui tombe de l'interview de Graffi Rathamohan, le patron de PNY, dans Tendances Restauration.

Le burger à 20 €, ça cartonne encore? Oui — mais le terrain a changé
Deux milliards de burgers engloutis chaque année en France. C'est le chiffre qui tombe de l'interview de Graffi Rathamohan, le patron de PNY, dans Tendances Restauration. Presque un burger par semaine et par adulte. On est plus dans le coup de cœur passager: c'est une habitude ancrée. Et quand un produit atteint ce volume, le marché explose en morceaux — chaînes low-cost, gourmet, smash burger… Autant de segments qui se marchent dessus. Mais l'ambiance n'est pas à la rigolade: selon franceinfo, plus d'un quart des entreprises de restauration en France tournent déficitaires. Faire du bon burger en 2026, c'est aussi survivre économiquement.
Le pari « burger cher mais restaurant accessible »
PNY a fait son choix il y a quatorze ans: pain de boulanger, viande sélectionnée, fromages affinés, produits sourcés. Résultat, la note s'affiche entre 16 et 20 euros. Prix qui, dans la tête du client, bascule du « burger cher » au « restaurant accessible » — service à table, cocktails, déco travaillée. La bascule décrite par Rathamohan, c'est exactement ce que je teste en arrivant: est-ce que le cadre justifie l'addition, ou est-ce du vent? Pour l'instant, les chiffres de consommation lui donnent raison sur la demande. La question, c'est le ratio qualité/prix quand tu poses ta mâchoire autour du bun.
Côté tendances, Rathamohan pointe un retour à la simplicité — fini le burger-sur-burger à douze étages, place au cheeseburger direct, réconfortant. Le smash burger, lui, a gagné ses lettres de noblesse: ce n'est plus un truc d'Instagram, c'est une catégorie reconnue par le consommateur.
Nouveaux entrants: du poulet frit au dürüm, la rue bouge
Pendant ce temps, les adresses continuent de pousser. À Rennes, rue Saint-Malo, Poulet Sexy (on ne choisit pas les noms) mise sur un seul plat: le « krousty » — riz, poulet pané frit, sauce blanche ou curry. Neuf euros la portion avec boisson, 7,50 € tarif étudiant. Maxime Kiffel, le fondateur, vise les jeunes avec du rapide et du copieux. À Caen, rue des Jacobins, une nouvelle adresse de dürüm table sur des galettes et marinades faites maison et des produits frais — le snippet d'Ouest-France ne détaillant pas plus, on ira vérifier sur place.
Deux enseignes, deux villes, deux approches: le mono-produit qui cartonne et le wrap artisanal qui mise sur le fait-maison. Dans un secteur où plus d'un quart des boîtes sont dans le rouge, ces lancements ont des couilles — pardon, du courage. Ce qui change, c'est que les clients ne veulent plus juste « manger vite ». Ils veulent savoir ce qu'ils mangent, et à quel prix. Le meilleur burger possible, comme dit Rathamohan, c'est d'abord une question d'ingrédients. La même logique s'applique au poulet frit et au dürüm: ta sauce maison, ta marinade, ton pain — tout se juge à la première bouchée.