Actualité

Chez Nam’s à Clisson : que vaut vraiment ce nouveau spot de street-food ?

Selon Actu.fr, Chez Nam’s a pris la place de l’ancienne pizzeria Oh Regal Toi, au 1, Porte Palzaise à Clisson, avec une carte qui ratisse large: tacos, bowls, krousties, smash burgers, tapas, tiramisu et boissons fraîches.

Chez Nam’s à Clisson : que vaut vraiment ce nouveau spot de street-food ?

Ouvert depuis la mi-juin, le spot vise les jeunes, les familles et les élèves du lycée voisin. La promesse est claire: du fast-food à choix multiples, entre le burger qui crépite et le poulet croustillant qui fait saliver sur l’ardoise. Reste à voir si la mise en place suit quand le coup de feu tombe.

Une carte XXL, donc un vrai test d’exécution

Chez Nam’s ne joue pas la carte du produit unique. Ici, on peut manger sur place ou emporter, pour des tarifs annoncés entre 6,50 et 13 euros. C’est accessible, et l’addition reste dans la zone de tir d’un déjeuner rapide ou d’une virée post-cours.

Le menu rassemble les classiques désormais obligatoires du genre: tacos, bowls et smash burgers. Mais il ajoute le « krousty », présenté par le gérant comme un plat d’origine thaïlandaise associant riz, poulet croustillant et sauce. Attention au mot-valise, très en vogue: le croustillant ne pardonne pas. Poulet qui attend trop longtemps, sauce versée sans retenue, riz sec… et l’affaire tourne vite à la bouillie. Sur une carte aussi large, c’est là que se joue le match: cuisson minute, mâche du pain brioché, jus de viande, tenue du packaging à emporter.

Le smash burger annoncé associe pain brioché, steak extra-plat et oignons caramélisés. Une formule simple, presque rassurante. Pas besoin d’en faire des caisses: un smash réussi, c’est une croûte franche sur le steak et des oignons qui apportent du relief, pas du sucre mou.

Le local change de camp, pas de quartier

L’ancienne pizzeria avait cessé son activité à la fin mars. Le nouveau gérant, Naïm Belhamiti, 24 ans, a choisi de baptiser l’enseigne Chez Nam’s, « Nam » étant son surnom. Il indique avoir travaillé comme manager chez Domino’s Pizza, une expérience qui lui a notamment permis de se former à la gestion d’équipe et à l’hygiène alimentaire.

Le lieu reste compact: 55 m² répartis entre l’accueil, la cuisine et la réserve. Une douzaine de couverts est annoncée à l’intérieur, autant en terrasse. En cuisine et au service, l’équipe compte pour l’instant trois personnes polyvalentes, dont le gérant. Voilà le détail qui compte plus que les néons et les photos de burgers: à trois, une carte touffue peut tourner proprement… ou coincer dès que les commandes s’empilent.

Le Hellfest a déjà servi de premier crash-test, selon le gérant: des festivaliers seraient revenus avec des amis les jours suivants. Bon signal, sans en faire une médaille. Un week-end de foule mesure l’envie; la régularité, elle, se vérifie un mardi banal, à l’heure où le client veut son sandwich chaud et son riz net, pas une excuse.

Ce qu’il faut commander — et surveiller

Le verdict, pour l’instant: Chez Nam’s coche les cases d’une adresse de dépannage gourmand à surveiller, avec un ticket d’entrée raisonnable et une offre suffisamment large pour un groupe aux envies incompatibles. Le menu étudiant peut aussi être un argument sérieux à proximité du lycée.

Pour juger l’enseigne sans se raconter d’histoires, mieux vaut commencer par un smash burger ou un krousty: ce sont les deux plats où la cuisine doit prouver quelque chose. Le premier révèle la précision de la plaque; le second, la gestion du croustillant et des sauces. Si les deux arrivent chauds, nets et sans surcuisson, la machine est lancée. Sinon, la carte XXL restera une belle vitrine avec un peu trop de gras sur le comptoir.